samedi 28 février 2009

Nomad's (mais urbanissime)

Bonjour aux nomades
Bonjour à celles et ceux qui aiment bien manger
Bonjour à celles et ceux qui en ont ras le bol d'être reçu(e)s comme des chien(ne)s dans un jeu de quilles au restaurant
Bonjour aux zotres


Je précise que toutes les photos qui accompagnent ce message ont été prises lors de ma précédente visite.

Nomad's est un restaurant-lounge bar à l'angle de la place du marché Saint Honoré et de la rue du même nom (métro Tuileries ou Opéra) dans lequel j'avais mes habitudes de déjeuner professionnel à l'époque où j'étais en mission dans le quartier.

La décoration thématique toujours tès esthétique et évitant miraculeusement le côté "branchouille factice" que je déteste change très régulièrement, passant du Sahara au surf, du surf à la savane. Vendredi dernier, des fauves empaillés veillaient sur les tables.

Le restaurant propose un excellent menu de midi comprenant entrée + plat + dessert pour 24 euros ce qui, vu la qualité du tout est un prix aussi doux et léger qu'une mousse de fruits frais. Le soir, c'est un peu (beaucoup) plus cher puisqu'à la carte les entrées dépassent les 10 euros, les plats oscillent entre 25 et 30 euros, les fromages et desserts oscillent autour de 12 euros mais une formule entrée + plat ou plat + dessert à 29 euros amortit un peu le choc.

Brochette de rognons aux pêches

Je n'étais venue qu'une fois le soir au mois de septembre dernier pour l'anniversaire d'une amie. Le restaurant était plein et on nous avait casé à 4 sur une table pour 3 et demie ce qui ne nous avait pas gêné outre mesure et même plutôt arrangé les deux tourtereaux du groupe qui en avaient profité pour se coller l'un à l'autre sur la petite banquette supposé accueillir deux personnes (je maintiens qu'en configuration "non couple" ou "couple se faisant la gueule" c'est impensable). Nous avions divinement bien mangé.

Vendredi soir, peut-être à cause de la cérémonie des Césars, du froid (de la température dehors, de l'accueil dedans) ou de la crise plus sûrement, la salle était pratiquement vide (le bar était plus désertique que le sable sous les pattes du trio de lions qui le décorait) aussi avons nous ressenti l'accueil sous forme de "vous avez réservé ?" jeté avec condescendance et non dans le sens "laissez-moi vous conduire à votre table si tel est le cas" comme une agression et la proposition de nous installer à la table pour trois mentionnée plus haut comme un foutage de gueule intégral. Lorsque nous avons refusé, la serveuse a insisté oubliant l'adage "le client est roi" (en l'occurence "les 4 clientes") et le bon sens élémentaire face à une salle qui ne respirait pas la bousculade.

Une fois installées à une table normale, force fut de constater que la formule à 29 euros qui nous avait motivées sur l'ardoise postée en terrasse ne figurait nulle part sur la carte ce que nous confirma la serveuse sur un ton désinvolte là encore très désagréable et puis c'est toujours agaçant de ne pas retrouver à l'intérieur ce qu'on nous promet à l'extérieur. Elle nous la récita de mémoire et de mauvaise grace et je décidai de me lever et d'aller vérifier sur pièce parce que ce que je venais d'entendre n'était pas ce qui était écrit (évidemment bien plus alléchant). J'avais raison.

Les choses étaient mal engagées sur le plan relationnel. J'avais déjà remarqué que l'amabilité n'était pas le point fort du lieu mais là, ça frôlait de dépassement de limites. La moutarde commençait à me monter au nez devant tant de mauvaise volonté. Dans certains restaurant, le personnel a encore l'impression que c'est lui qui te fait une faveur en t'acceptant dans son établissement... Il serait temps que ces messieurs dames réalisent que non, c'est tout le contraire et que le fait de sortir sa carte bleue ou son chéquier en fin de repas confère certains droits, notamment celui d'être accueilli aimablement ou, au moins, correctement.

Magret de canard au chou farci

Mais nous étions heureuses nous retrouver, de bonne humeur après un apéritif au Gewurztraminer pris au tout proche bar à vins Le Rubis (10 rue du marché Saint Honoré) aussi avons-nous préféré ironiser sur la situation. Nos rires et leur motif sont peut-être parvenus aux oreilles de notre "porte de prison" car force est de constater que la suite du dîner s'est passée de façon nettement plus cordiale. La dame a même plaisanté et souri... Il était temps !


Risotto aux crustacés

Au moment de choisir nos plats, deux clans se sont formés, l'un sucré, l'autre salé. J'ai hésité car le craquelin aux mandarines me faisait vraiment très envie (et de fait, dans l'assiette du type de la table à côté ça avait l'air fort bon) mais moins que la délicieuse tarte fine aux artichauts et foie gras accompagnée d'une émulsion à la noisette que j'ai fait suivre d'une magnifique dorade grillée parfaitement cuite accompagnée d'une écrasée de pommes de terre à peine chaude et d'un pot d'huile d'olive qui, hélas n'était pas à la hauteur. Lorsque l'accompagnement est aussi simple il se doit d'être irréprochable, limpide, et l'huile ne l'était pas, elle était amère et trouble. De l'autre côté de la table, j'ai vu arrivé un poulet aux légumes façon thaï puis un moelleux au chocolat ressemblant à tous les moelleux au chocolat de la terre (je trouve ce dessert particulièrement inintéressant à titre personnel)

Là, j'ai vraiment hésité à commander le craquelin aux mandarines qui me faisait de l'oeil depuis le début mais je gardais un souvenir ému et salivant du café gourmand testé la fois précédente où une délicieuse tranche de gâteau au chocolat cohabitait avec une glace vanille mousseuse, des fruits frais et un succulent rocher au chocolat blanc. J'ai eu moins de chance cette fois-ci où un congolais un peu sec cotoyait un canelé minuscule et une crème brulée certes agréable mais présentant à mes yeux autant d'intérêt gustatif que le moelleux sus-mentionné. Sympa sans plus et pas à la hauteur des 10 euros facturés.

Conclusion

Points forts : la qualité de la cuisine, l'esthétique de la présentation des plats, la décoration qui change régulièrement, la localisation très centrale et particulièrement agréable en été (la terrasse est chouette et sans voitures).
Points faibles : Quelques détails à revoir (l'huile d'olive !) et surtout l'accueil !!! Si on n'aime pas les clients, on ne bosse pas dans un commerce de bouche !
Mon avis : Dans l'ensemble, on mange certes fort bien mais les prix à la carte sont inabordables et il faut se souvenir que dans bon nombre de restaurants et bistrots parisiens de qualité équivalente (et d'accueil sympathique), on a un menu-carte complet pour le prix de la formule entrée/plat ou plat/dessert du Nomad's (au
Buisson Ardent par exemple). J'y retournerai parce que j'aime bien la cuisine et la déco mais l'accueil a intérêt à être un peu meilleur parce que je ne suis pas toujours de bonne humeur et avec 3 copines plus cool que moi...
Site officiel de Nomad's :
ici

Bonne résolution n°6 (bis)

Bonjour aux moines shaolin
Bonjour aux zotres


Souvenez-vous, le jour de mardi gras, j'avais expliqué qu'il était graaaaand temps que je songe à ma silhouette et j'avais même écrit le mot "sport" quelque part dans le paragraphe (voir ma bonne résolution n°6). Je crois que j'ai vachement avancé dans la clarification du concept grace à la video ci-dessous... d'ici deux ou trois semaines je ferai le grand écart comme ça !


SHAOLIN KID- DEMONSTRATION
envoyé par pierrot77

vendredi 27 février 2009

Mon premier album vient de sortir (de mon imagination)

Bonjour King Negrito
Bonjour les zotres

J'ai été tagguée sur facebook hier et j'ai trouvé le concept tellement rigolo que je me suis empressée de tester la manoeuvre et j'aime assez le résultat.

La question posée est de savoir quoi ressemblerait la pochette de mon album si je me décidais soudain à pousser la chansonnette et concurrencer Céline Dion ou Britney Spears ou AC/DC sur leur terrain sonore... La mienne se trouve ci-dessus et a été réalisée en respectant les règles suivantes :

1 - Sur Wikipedia taper “random”ou cliquer sur http://en.wikipedia.org/wiki/Special:Random
Le premier article qui sort est le nom du groupe.
2 - Aller sur la page des citations et taper "random quotations" ou cliquer sur http://www.quotationspage.com/random.php3 pour une citation en anglais ou http://www.lescitations.net/citations/hasard.html pour une citation en français. Les derniers mots de la dernière citation de la page forment le titre de l'album.
3 - Sur Flickr cliquer sur “explore the last seven days” ou cliquer sur http://www.flickr.com/explore/interesting/7days
La 3e image, quelle qu'elle soit, sera la pochette de l'album.
4 - Utiliser Photoshop, Paint ou autre pour associer ces 3 éléments.
5 - Postez le résultat

Le nom de mon groupe est donc PEMA RIGDZIN et vous pouvez en savoir plus sur cet illustre personnage ici. Sachez déjà ceci : "(b.1623) was the first Dzogchen Rinpoche of Tibet and a disciple of the Fifth Dalai Lama." Ca impressionne, hein ? J'imagine que vous ne me pensiez pas si férue de spiritualité orientale, pas vrai ?

Le titre de mon magnifique album près à s'envoler dans les charts et à me couvrir de disques de platines, victoites de la musiques et autres grammy awards est CE QUE LES AUTRES DISENT. J'adore ce titre et j'ai failli l'écrire "ce que les zotres disent" et je ne l'ai pas fait par respect pour monsieur François de la Rochefoucault (1613 – 1680) qui n'aurait sans doute pas apprécié cette distorsion orthographique. C'est en effet à lui que j'ai emprunté ces mots tirés de la phrase suivante : "Ce qui fait que si peu de personnes sont agréables dans la conversation, c'est que chacun songe plus à ce qu'il veut dire qu'à ce que les autres disent."

La pochette de mon album n'est pas forcément des plus esthétiques et j'ai regretté l'impossibilité d'agrandir l'image mais j'aime bien le concept de la mise en abime, de cette répétition d'un pouce tenant un objet et surtout le commentaire "Silly is my middle name" qui ferait un excellent titre pour mon 2e album... mais bon, n'anticipons pas, tournons déjà le clip, commençons déjà la promo du premier, passons à Taratata et en boucle sur M6 après on verra...

Ze Tagathom (iznotdédeuh)

Bonjour Thom
Bonjour Magda
Bonjour Mister Kiki
Bonjour Miss Citron

Le Tagathom est une chaîne de questions marrante imaginée par
Thom le 12/04/08 et dont on peut voir la progression (et l'arrêt !) chez Mister Kiki. Une des branches du jeu progresse jusque chez Nieputtcitron le 31/05/08 et a été brusquement coupée par le silence tranchant de Magda (vilaine !) qui m'a autorisé à prendre la main (gentille !).

Règlement officiellement officialisé du tagathom
Le premier blogueur pose une question et la refile à une personne. Qui y répond, et pose une autre question. Et la refile à quelqu'un d'autre qui répond aux deux premières et en fait une troisième... et ainsi de suite !

Question 1 (gracieuseté de Cuné) : On a tous un sosie quelque part. Quelqu'un qui nous ressemble un peu, tout au moins. Ou alors quelqu'un qui a fait penser quelqu'un d'autre à nous lorsqu'il l'a vu(e). Parfois, ça peut entraîner de lourds ressentiments. Si on me dit que je ressemble à Nicolas Sarkozy, par exemple, je pleure. Alors, à qui t'a-t-on déjà dit que tu ressemblais ? (Même de loin, ou de profil, ou philosophiquement parlant, ou pour déconner, rhoo !)

Réponse : Quand j’étais adolescente, on m’a dit plusieurs fois que je ressemblais à Christiane F, vous savez, celle du livre et du film « moi Christiane F, 13 ans, droguée, prostituée » et d’après la photo de la couverture de l’édition Folio du livre ce n’était pas totalement infondé comme rapprochement et puis j’avoue que, paradoxalement, cette comparaison sulfureuse me plaisait plutôt.
On m’a dit aussi une fois que je ressemblais à Sophie Marceau (qui doit avoir une vingtaine de jours de moins que moi) mais je soupçonne que le gringalet qui m’a dit ça en pinçait pour moi à l’époque et cherchait à me flatter.
Maintenant on ne me compare plus à personne. De deux choses l’une, soit je ne ressemble plus à rien, soit je suis devenue étonnement moi-même ! Il y a quelques années encore on me comparait assez souvent à Amélie Nothomb (à cause du front et de la brunitude ça, mais je vous jure que je ne bois pas de vinaigre et que je ne mange jamais de fruits pourris) et à Charlotte Gainsbourg, ressemblance que je trouvais nettement plus élogieuse (j’avais donc vachement plus tendance à la trouver exacte)… Cela dit, si vous croyez me reconnaître ce soir sur la scène du théâtre du Chatelet en train de dire « Je déclare la 34e cérémonie des César ouverte » ce ne sera pas moi la fille de Christiane et Jean mais bien l’autre, celle de Serge et de Jane.

Question 2 (généreusement offerte par
So) : Tu dois tuer la personne avec qui tu vis, comment t'y prends-tu pour ne pas te faire choper ?

Réponse : Je l’épuise de petites morts lentes et douces.

Question 3 (merci
Alinéa) : Si tu devais être privé(e) d'un des 5 sens, lequel choisirais-tu? Pourquoi ?

Réponse : Si je ne réfléchissais pas plus loin que le bout de mon nez, je répondrais l’odorat mais ce n’est pas si simple car la plupart du temps, 85% des cas en fait, l’anosmie s’accompagne de la perte du goût (ça s’appelle l’ageusie) et là, malgré ma bonne résolution n°6 formulée le 24/02 (jour de mardi gras), je dis non, niet, pas question : j’aime trop manger ! Dans le même ordre d’idée et parce que j’aime trop b… heu… disons, caresser, il est absolument hors de question que je perde le sens du toucher. Restent donc l’ouïe et la vue, la musique ou la lecture, écouter la radio ou prendre des photos, entendre la voix de mes ami(e)s ou voir ceux que j’aime… Eh bien ça se discute mais selon une expression qui m’est chère et qui vous donnera déjà une idée de la réponse, « il n’y a pas photos » et malgré l’étymologie de mon prénom, je choisis de garder mes yeux et de me priver de mes grandes oreilles. Mais je n’aime pas du tout l’idée, évidemment.

Question 4 (cadeau hautement kulturel de
Fashion) : Quel titre dont tu as (un peu, beaucoup, passionnément) honte se cache dans ta bibliothèque ?

Réponse : Je réfléchis mais je ne vois pas trop. Peut-être un livre sur le pénis édité par Taschen parce que franchement je n’y ai rien appris et je n’ai même pas satisfait les penchants voyeuristes qui m’avaient poussés à l’acheter. Cela dit, je n’en ai pas si honte que ça puisqu’il est dans mes toilettes en consultation libre… Ah si, un recueil de dessins de Cabu intitulé "A bas toutes les armées". Ce n'est pas que je n'apprécie pas l'irrévérence et la caricature ou que je sois particulièrement militariste (ni anti d'ailleurs) mais je n'aime pas la critique "bête et méchante" qui consiste à taper sans nuance ni intelligence et qui fait qu'on tombe dans les travers que l'on est supposé dénoncer.

Question 5 (création d'
Amanda) : Tu viens de mourir. Saint Pierre était bourré quand tu es arrivé(e) devant les portes du Paradis et t'a indiqué la mauvaise porte. Te voilà devant Bouddha qui t'informe que tu dois te réincarner. Tu peux choisir ce que tu veux, sauf te réincarner en toi, faut évoluer ma vieille (mon vieux). Alors ? En quoi choisis tu de te réincarner ?

Réponse : Sans doute dans la peau d’une mutante, l’enfant de J.K. Rowling et d’un prix Nobel de littérature qui aurait hérité de l’imagination "jackpot" de sa maman et des talents de plume incontestables de son papa. Ah ben tiens, pendant que j'y suis, avec le physique de Claudia Cardinale dans "Il était une fois dans l'Ouest".

Question 6 (directement de chez
Cathulu) : Quelle question ne voudrais-tu surtout pas qu'on te pose?

Réponse : En fait, il y a une question qui m’exaspère tant je m’aperçois depuis l’invention des chats rooms, de MSN et des sites de rencontres qu’elle est totalement vide de sens : « ça va ? ». Je trouve cette question d’une connerie monumentale et d’une hypocrisie totale. Personne ne s’attend à ce que tu répondes non et que tu déballes tes problèmes d’hémorroïdes, de découvert de fin de moins ou de calcaire dans la machine à laver, tout le monde s’en fout et espère un « bien et toi » auquel répondre « ça va ». Ben voilà, super, après ça on est bien avancé !
Autant j’aime bien « j’espère que tu vas bien/mieux » autant je déteste « ça va ? » et je trouve sa répétitivité insupportable, limite agressive (et, de fait, ça me rend potentiellement agressive moi-même).

Question 7 (pour laquelle nous ne remercierons jamais assez
Anne) : Essayez-vous, régulièrement, de vous débarrasser d'habitudes profondément ancrées ?

Réponse : De moins en moins, autant cultiver ses points forts que de lutter en vain contre ses petites faiblesses. Autant dépenser son temps et son énergie à suivre au mieux sa pente plutôt qu’à la contrarier. Certes, je formule encore des bonnes résolutions (comme tout le monde) mais sans plus de conviction si ce n’est celle de n’en suivre à peu près aucune car, si je devais lutter contre une habitude profondément ancrée ça serait bel et bien… mes tendances velléitaires !

Question 8 (subtilement créée par
Karine) : Nous avons tous nos petites manies langagières. Des mots que nous disons très souvent, des expressions un peu bizarres, des prononciations originales... Quelles sont les vôtres ?

Réponse : Je dis souvent « certes » et parfois « diantre » et j’ai une litote que j’aime bien pour dénoncer la laideur ou le mauvais goût ambiant : « y a pas qu’du beau ». Par écrit, j’ai des tonnes de tics, gimmicks et autres manies stylistiques. J’ai « une certaine tendance voire une tendance certaine » (en voilà une !) à créer des néologismes par exemple, mais celles et ceux qui me lisent régulièrement le savent déjà !

Question 9 directement de Bretagne (
Joelle) : Dérivée de la question d'Amanda (la 5), comme St Pierre a une dette envers toi, il te propose de tester une époque, passée ou future, avant de te réincarner dans l'humain, l'animal ou la chose de ton choix (ben oui, quoi, St Pierre a aussi la possibilité de te faire voyager dans le temps ... de toute façon, pour l'instant, tu es encore mort !). Quelle période voudrais-tu découvrir ?

Réponse : Diffi-Cécile à dire car dans le passé, il y avait plutôt intérêt à naître du bon côté de la barrière (et avec le bon sexe) pour avoir une vie à peu près digne de ce nom… Vivre un remake de Germinal ou Jacquou le Croquant ne me tente pas, merci. Après, il y a le fait que s’intéresser à une période historique n’est pas du tout synonyme que vouloir la vivre : une balade sur les plages du débarquement pendant la seconde guerre mondiale me motive assez moyennement alors que lire des trucs sur le sujet me fascine. En fait, j’aurais plutôt tendance à privilégier le choix d’un avenir pas trop lointain où je découvrirai les petits enfants de mes cousins et les outils remplaçant l’internet et le téléphone.

Question 10 (fournée spéciale
Charlie Bobine !) : Ta maison est en flamme. Les êtres qui te sont chers (et tes animaux de compagnie s'il y a lieu) sont en sécurité. Tu as quelques minutes à peine pour sauver un (ou plusieurs) objet(s) facilement transportable(s). Que sauves-tu des flammes?

Réponse : Question intéressante.
Mon cochon en peluche
Une broche rouge avec un 6 dessus que je transforme en 9 en la portant à l’envers
Un netsuké ancien en ivoire représentant un cochon aux yeux de jais
Mon appareil photo numérique et les cartes contenant mes photos
Un paquet de lettres
Tout le reste se rachète…

Question 11 (particulièrement filoute, imaginée par Lou): Manque de chance, la réincarnation n’a pas fonctionné et te voilà enfermé(e) dans le roman que tu détestes le plus. Comme Bouddha a vraiment loupé son coup, tu es le personnage le plus exécrable, nullissime ou inintéressant de l’histoire. Quel est ce livre ? Quel est ton rôle et comment t’en sors-tu ?

Réponse : Les romans que je déteste le plus ne sont pas forcément ceux qui contiennent les personnages les plus exécrables ou nullissimes…Ce sont généralement des livres que je trouve mal écrits ou gnan-gnan ou les deux, dans ces cas là, quoique je fasse faire à mon personnage, le livre sera toujours aussi mauvais de mon point de vue. Parmi les autres livres que je n’ai pas aimés du tout, je pense à Pourquoi le Brésil d’Angot ou Anne Franck 2, le retour de Laurent Chalumeau et là non plus, la question ne s’applique pas.
Restent des livres comme Peplum d’Amélie Nothomb, Le chemin des sortilèges de Nathalie Rheims, Le Potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos mais là, franchement, je ne vois pas comment le moindre agissement sur un des personnages (surtout le pire) pourrait sauver ces romans de la médiocrité voire de la nullité.
Et puis je crois surtout que si j’étais réincarnée dans le dit personnage du dit roman, je n’aurais plus conscience de l’horreur de mon sort, je deviendrais ce personnage illico et j’adopterais de fait ses caractéristiques.

Question 12 (de Nieputtcitron) : Il faut parfois savoir faire preuve de ténacité et défendre ses critères à coups de dents, même en littérature. Quel(s) livre(s) refusez-vous catégoriquement de lire, même sous la contrainte, et pourquoi ?

Réponse : Mein Kampf pour des raisons qu'il ne me semblent pas nécessaire d'expliquer et même à des fins documentaires et historiques.


Ma question à moi (la 13e donc) vachement kohlantesque

Tu dois partir un an sur une île déserte, où les ressources naturelles en vivres et en eau potable abondent (pas de souci de ce côté là) et où un bungalow tout confort a été aménagé avec goût par les naufragés précédents qui n'étaient autres qu'Andrée Putman et Jacques Garcia (pas de problème de logement non plus donc). Avec qui pars-tu (sachant que tu n'as pas le droit de choisir ton/ta chéri(e) qui, d'ailleurs, se trouve sur une autre île avec Monica Bellucci/Brad Pitt/George Clooney/Angelina Jolie (rayer les mentions inutiles)) et avec quels objets (tu peux en choisir 3) ?

Je refile le bébé à Emma et à Monsieur Kiki (parce qu'il n'y a pas de raison qu'il se contente de faire des petits points rouges et gris sur son blog)

jeudi 26 février 2009

Combien de fois je t'aime (de Serge Joncour)

Bonjour à celles et ceux qui n'aiment qu'une seule fois
Bonjour à celles et ceux qui aiment plusieurs fois
Bonjour aux zotres

Dans le cadre de mon challenge de lecture de février, j'ai une double que dis-je, une triple joie :
-
vous avez voté pour les deux recueils de nouvelles que je voulais lire (celui de Serge Joncour est arrivé en tête avec 20 voix, celui de Ron l'infirmier en a obtenu 18, les 3 zotres 13 chacun),
- tous les deux étaient excellents.

Le sujet

17 nouvelles qui conjuguent le verbe aimer sur tous les modes

Mon avis

J'avais beaucoup aimé U.V. (voir
ici avec un lien vers la critique de Liliba et où se trouve la mienne) au point de l'inclure au Top 5 de mes lectures 2008. Les nouvelles de Combien de fois je t'aime confirment les qualités tant appréciées dans le roman :
- une très belle écriture travaillée mais fluide, subtile, vraie,
- de jolies formules parfois poétiques,
- de beaux portraits humains,
- de grandes qualités d'analyse et une vraie virtuosité à décrire les sentiments et les actes (les pages consacrées au sexe sont magnifiques d'évidence),
- une douceur ineffable, un peu mélancolique, parfois désabusée qui donne une unité d'ensemble et un charme triste et tendre au recueil.

Pour moi, le point faible du livre et la 3e nouvelle "toute une vie dans un portable" construite sur une excellente idée de départ mais tourne vite à l'énumération lassante et vide de sens. Je ne sais pas quelle est ma nouvelle préférée tant quittant l'une à regrets, je plongeais aussitôt entièrement dans la suivante. Peut-être ai-je une tendresse particulière et un brin masochiste pour "Joyeux Noël" qui démontre s'il en était besoin qu'il y a des instants qui décident d'une vie et des choses simplissimes voire ridicules contre lesquels la plus grande des passions ne peut rien.
Les enfants planent comme des ombres sur la moitié des textes et leur présence/absence confère un relief particulier aux textes qu'ils inspirent.

Quelques extraits

Elle restait là sans se mélanger aux autres, son caractère l'amenait à ça, à être un peu en marge, on la disait de son époque, moins pour l'atteindre que pour la résumer. (P.10)

Camille la pauvre, elle a déjà tellement à faire avec une vie qui n'avance pas, même les bonnes nouvelles l'inquiètent, alors l'appeler un soir à l'improviste, ce serait la faire douter un peu plus. (P.39)

Avec elle on fait l'amour pour ne faire que ça, on ne se désire que pour ce désir-là, qui s'épuise par l'effet d'on ne sait quelle fatigue, après quoi on reste un temps sans se parler, rincés, comblés, piégés dans une mutuelle reconnaissance, les corps détachés, on fait juste l'effort de ramener un pan de drap sur soi, sur l'autre aussi, à nouveau on sent qu'on pourrait prendre froid, à nouveau on est fragile, humain, rien que ça, on pourrait presque être bien si c'était vraiment ce qu'on voulait. (P.54)

(...) quelle misère que d'être tombé si bas dans le silence de l'autre, suspendu à rien. (P.91)

(...) le passé est une fatigue qu'on ne finit pas de creuser, alors je polissais des souvenirs pour m'y voir plus brillant. (P.124)

La solitude c'est notre lien le plus fort, on passe chacun notre soirée dans son coin, on mange à peine ensemble, chacun son plateau-repas, toi dans tes bouquins, moi devant la télé, on communie par la saveur du surgelé, pour le reste, on fait assiette à part. (P.168)

Conclusion

Un très joli moment de littérature et d'émotion.

Un très bel avis que je partage absolument sur un blog hélas fermé.

mercredi 25 février 2009

Extraits de La Peau (de Curzio Malaparte)

Bonjour aux amoureux/ses des proses belles et marquantes
Bonjour aux zotres


Hier je mettais en ligne un bla-bla élogieux consacré à KAPUTT et à LA PEAU, deux chefs d'oeuvre signés Curzio MALAPARTE. Voici quelques extraits du 2e.


Les uniformes du Corps Italien de la Libération étaient de vieux uniformes anglais, couleur kaki, cédés par le Commandement britannique au maréchal Badoglio, et reteints, peut-être pour essayer de cacher les taches de sang et les trous des balles, en vert sombre couleur de lézard. C'étaient, en effet, des uniformes enlevés aux soldats britanniques tombés à El Alamein et à Tobrouk. Dans ma tunique on pouvait voir les trous de trois balles de mitrailleuse. Mon tricot, ma chemise, mon caleçon étaient tachés de sang. Mes chaussures mêmes avaient été enlevées au cadavre d'un soldat anglais. (...) Notre amour-propre de soldatsvaincus était sauf : désormais nous combattions aux côtés des Alliés, pour gagner leur guerre après avoir perdu la nôtre. Il était donc naturel que nous fussions revêtus des uniformes de ces mêmes soldats alliés tués par nous. (p.18/19)


Des femmes livides, défaites, aux lèvres peintes, aux joues décharnées, couvertes d'une croûte de fard, horribles et pitoyables, se tenaient au coin des rues, offrant aux passants leur misérable marchandise : des garçons et des petites filles de huit ou dix ans, que les soldats marocains, hindous, malgaches, palpaient en relevant les robes ou en glissant leur main entre les boutons des culottes. Les femmes criaient "Two dollars the boys, three dollars the girls !""Tu aimerais, dis, une petite fille à trois dollars, disais-je à Jack.- Shut up, Malaparte.- Ce n'est pas cher après tout, une petite fille pour trois dollars. Un kilo de viande d'agneau coûte bien plus cher. (...) Trois dollars font à peine trois cents lires. Combien peut peser une fillette de huit à dix ans ? Vingt-cinq kilos ?(...)Les prix des fillettes et des petits garçons étaient tombés depuis quelques jours et continuaient à baisser. Tandis que les prix du sucre, de l'huile, de la farine, de la viande, du pain, étaient montés et continuaient à augmenter, le prix de la chair humaine baissait de jour en jour. (...) La raison d'une telle baisse de prix de la chair humaine sur le marché napolitain dépendait peut-être du fait que, de toutes les régions de l'Italie méridionale, les femmes accouraient à Naples. Pendant les dernières semaines, les grossistes avaient jeté sur le marché d'importantes livraisons de femmes siciliennes. Ce n'était pas que de la viande fraîche mais les spéculateurs savaient que les soldats nègres ont des goûts raffinés, et préfèrent la viande pas trop fraîche. (p.25/26)


Les rapports du Consul royal d'Italie à Hambourg racontaient des faits terrifiants. Les bombes au phosphore avaient mis le feu à des quartiers entiers de cette ville faisant de nombreuses victimes. Jusque-là rien d'extraordinaire : même les Allemands sont mortels. Mais des milliers et des milliers de malheureux, ruisselants de phosphore ardent, dans l'espoir d'éteindre le feu qui les dévorait, s'étaient jetés dans les caneaux, qui traversent Hambourg en tous sens, dans le port, le fleuve, les étangs, jusque dans les bassins des jardins publics ou s'étaient fait recouvrir de terre dans les tranchées creusées ça et là sur les places et dans les rues pour servir d'abris aux passants en cas de bombardement.Agrippés à la rive et aux barques, plongés dans l'eau jusqu'à la bouche, ou ensevelis dans la terre jusqu'au cou, ils attendaient que les autorités trouvent un remèdequelconque contre ce feu perfide. Car le phosphore est tel qu'il se colle à la peau comme une lèpre gluante, et ne brûle qu'au contact de l'air. Dès que ces malheureux sortaient un bras de la terre ou de l'eau, le bras s'enflammait comme une torche. (...) les flammes semblables à des serpents de feu, se réveillaient aussitôt et rien ne parvenait à arrêter la morsure de cette lèpre ardente. (p.142/143)


(...)Les plus courageux et les plus patients étaient les enfants. Ils ne pleuraient pas, ne criaient pas mais tournaient autour d'eux des yeux clairs pour regarder l'effroyable spectacle, et souriaient à leurs parents, avec cette merveilleuse résignation des enfants qui pardonnent à l'impuissance des grandes personnes et ont pitié d'elles qui ne peuvent pas les aider. (p.144)


Aujourd'hui on souffre et on fait souffrir, on tue et on meurt, on fait des choses merveilleuses et des choses terribles, non pour sauver son âme mais pour sauver sa peau. On croit lutter et souffrir pour son âme, mais en réalité on lutte et on souffre pour sa peau, rien que pour sa peau. Tout l reste ne compte pas. C'est pour une bien pauvre chose qu'on devient un héros, aujourd'hui ! (p.171)


C'était comme une ombre noire, comme l'ombre d'un cheval noir, qui errait incertaine ça et là à travers la steppe. Tantôt elle s'approchait prudemment du village, tantôt s'éloignait craintive. Quelque chose comme l'aile d'un oiseau nocturne eflleurait les arbres, les chevaux, les chiens errant autour du village : aussitôt leur couleur devenait sombre, se teignait de nuit. Les voix des hommes et des animaux semblaient des lambeaux de papier nuir volant dans l'air rose du crépuscule. (...)"C'est peut-être l'ombre de la nuit, dis-je, qui teint de noir le vent." (...)Et ils m'apprirent à reconnaître la voix du ciorni vetier, son odeur, sa saveur. Ils prenaient un agneau dans leurs bras, soufflaient sur sa laien noire et les racines blanches de sa toison apparaissaient. (...) Un veillard déterra avec ses ongles une pierre blanche enfouie dans le terreau, la jeta dans le fleuve du vent : elle tomba comme une étoile éteinte, une noire étoile sombrant dans le clair courant du jour. J'appris ainsi à reconnaître le vent noir à son odeur, qui est celle de l'herbe sèche, à sa saveur, amère et forte comme celle des feuilles du laurier, et à sa voix, qui est merveilleusement triste, pleine d'une profonde nuit. (p.202/203


Le soleil était déjà haut. L'air s'épaississait peu à peu, un voile de cendre grise obscurcissait le ciel, et sur le front du Vésuve se coagulait un nuage couleur de sang, blessé de flèches vertes. Le tonnerre grondait au loin, au-delà du mur noir de l'horizon, crevassé d'éclairs jaunes. (p.347)


- Les jolies femmes qui m'attendent ce soir, ce sont les petites-filles de celles qui atendaient Stendha, dit Pierre Lyautey qui avait beaucoup de relations dans la société féminine de Rome, et comptait souper ce soir au Palais Colonna.J'écoutais, ému, ces voix françaises, ces mots français qui volaient doucement dans l'air, cet accent rapide et léger, ce rire fin, affectueux, propre aux français. Et je me sentis rempli de honte et de confusion, comme si c'était ma faute si la coupole de Saint-Pierre n'était pas la tour Eiffel. J'aurais voulu m'excuser auprès d'eux , essayer de les persuader que je n'y étais vraiment pour rien. J'aurais préféré moi aussi, à ce moment-là (car je savais que cela les eût rendu heureux), que cette ville là-bas, au fond de l'horizon, ne fût pas Rome, mais Paris. (p.358)


(...) Le Saint-Père avait lancé par radio un message au Commandement allié, exprimant le désir que la Division marocaine fût arrêtée aux portes de la Ville Eternelle."Le Pape a tort, ajouta en riant le général Guillaume : s'il accepte d'être libéré par une armée de protestants, je ne vois pas pour quelle raison il ne voudrait pas des musulmans parmi ses libérateurs. (p.360)


J'étais las de voir tuer les gens. Depuis quatre ans je ne faisais que voir tuer les gens. Voir mourir les gens est une chose, les voir tuer en est une autre. On a l'impression d'être du côté de ceux qui tuent, d'être soi-même l'un de ceux qui tuent. J'étais las, je n'en pouvais plus. Maintenant, la vue d'un cadavre me faisait vomir : vomir non seulement de dégoût, d'horreur, mais aussi de rage, de haine. Je commençais à haïr les cadavres. La pitié ayant cessé, la haine commençait. Haïr les cadavres ! Pour comprendre dans quel âbime de désespoir peut tomber un homme, il faut comprendre ce que signifie haïr les cadavres. (p.402)

mardi 24 février 2009

Bonnes résolutions (du 24 février 2009)

Bonjour à celles et ceux qui ont pris de bonnes résolutions cette année
Bonjour à celles et ceux qui pensent de bonne foi qu’elles/ils ont une chance de les tenir
Bonjour à celles et ceux qui sont lucides sur le sujet, Bonjour aux zotres


Je ne sais pas si vous l’avez remarqué mais les premiers jours du mois de janvier sont généralement l’occasion de promesses faites à l’avenir : nées d’une conscience aigue que tout n’a pas forcément été pour le mieux dans le meilleur des mondes au cours des mois précédents et que c’est en partie (mais pas totalement) notre faute et doublée d’un enthousiasme naïf à croire qu’on va changer (un peu) et remédier (partiellement) au côté bazaroïdo-bancal de notre vie et tout faire pour qu’elle ressemble, à l’avenir, à un long fleuve tranquille où tout ne serait qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté comme dirait mon 2e Charles préféré, le premier étant l'autre, celui à l'uniforme kaki et aux oreilles décollées. Je rigole. Pas au sujet des Charles. A propos des résolutions. Donc, je rigole disais-je.

L’an passé, j’avais sacrifié avec plus ou moins de sérieux à la tradition des bonnes résolutions et force fut de constater
fin décembre que le bilan n’était globalement pas très positif contrairement à celui du parti communiste français à une certaine époque et selon Georges Marchais.

Cette année, j’ai fait semblant d’essayer d’y songer, je me suis même fendue d’une première
bonne résolution bidon et puis, emportée d'abord métaphoriquement par la vie, le boulot, les soucis administratifs et autres (il faudra que je vous raconte ma quête du passeport à côté de quoi la quête du Graal ressemble à l’achat d’une demie baguette à la boulangerie du coin et même pas à une heure de pointe) puis plus concrètement par un Airbus A-je-ne-sais-pas-combien et enfin très agréablement par mon enthousiasme face aux lignes métalliques des skyscrapers Chicagoans, j’avais lâché l’affaire sans résistance aucune.

Et pourtant, des bonnes résolutions à tenir, ce n’est pas ça qui manque dans mon cas et je me dis que les coucher noir sur blanc virtuellement un 24 février n’est pas une idée plus idiote qu’une autre. Elle présente en outre l’intérêt de l’originalité (j’ai toujours été ou tenté d'être une fille un peu décalée…) après une période de saturation évidente face à la multiplication des messages et autres confidences sur le sujet. Les miennes arrivent largement après la bataille, à un moment où vous n'avez déjà plus guère d'illusions sur les vôtres, aussi les lirez vous avec toute l'indulgence qu'elles méritent.

1/ Trouver une coiffure
Pour le moment j’ai juste des cheveux. Beaucoup de cheveux et, bizarrement, j’ai l’impression que la proportion des blancs gagne lentement mais sûrement du terrain sur les bruns. Depuis quelques semaines j'ai même l'impression très nette que le processus s'accélère à vue d'oeil et je crains le mat en quelques coups si ça continue. Outre ce désagrément chromatique et malgré les protestations admiratives des rares coiffeurs/ses que j’ai fréquenté en 2008, force m’est de constater qu’ils ne ressemblent à rien ou à pas grand-chose (mes cheveux, pas les coiffeurs/ses même si j'ai souvent remarqué que l'adage du cordonnier le plus mal chaussé était largement exportable aux tiffs des merlans), que leur longueur est bâtarde, que leur ondulation « naturelle » est surtout parfaitement inesthétique et que je passe mon temps à faire et refaire des queues de cheval indisciplinées qui laissent échapper des mèches folles qui me donnent systématiquement l’air d’avoir enfilé un pull ou d’avoir roulé en décapotable sur l’autoroute ou pire, d’avoir enfilé un pull dans une décapotable roulant sur une autoroute.
Il faut donc que je me trouve une coupe, une vraie, à la fois jeune et moderne, ne nécessitant pas de brushing le matin et, bien sûr, qui m’aille et réhausse ma beauté naturelle tout en révélant ma personnalité sublime ! Bref, c’est pas gagné… et je me tâte quant à l'option Rosy de Palma/Britney Spears même si, contrairement à cette dernière, je n'entends pas (encore ?) des voix qui me font croire qu'on m'a implanté une puce dans le crâne...

2/ Apurer mes courriers Outlook
C’est le bazar intégral dans ma vie virtuelle et je dois avoir actuellement près de 1200 courriers non lus en attente dans ma boite de réception Outlook sans compter ceux que j’ai lus et que je conserve depuis des années « au cas où », cas qui ne s’est évidemment jamais produit et qui ne se produira jamais puisque je n’ai jamais remis le nez dedans et que je doute fortement de l'y refourrer un jour… Il faut dire que je suis abonnée à une tonne de groupes de discussion qui ne m’intéressent plus forcément et à moult news letters que je ne lis pas (je reçois même le digest hebdomadaire d’un journal ukrainien !!! bon, en anglais tout de même...). Un bon (et douloureux) ménage s’impose y compris dans mon carnet d’adresses où près de la moitié des adresses e-mail sont obsolètes !

3/ Faire du ménage sur Facebook
- parmi mes courriers (que de pubs !)
- parmi mes groupes (que d’inactivité inutile d’un côté et de suractivité agaçante de l’autre !)
- parmi mes contacts (que de fantômes lointain(e)s, d’organisateurs/trices de manifestations culturelles à l’autre bout de l’hexagone, de R.P. pour soirées chics prolixes en invitations aussi diverses que payantes et qui n'en sont donc pas (des invitations), de vendeurs/ses de tous poils, d’écrivain(e)s en herbe ventant leurs proses publiées ou non, de théâtreux/ses et one-(wo)-man-show-boys-&-girls insistant(e)s au-delà du supportable, etc.
Ca devient pénible.

4/ Vider mon armoire et mes placards de fringues
Ma chambre croule sous les vêtements de toutes formes, marques et couleurs. Il y en a que je n’ai pas mis depuis 10 ans voire plus et dans le lot, il y a bon nombre de jupes et de pantalons dans lesquels je ne rentre plus (même par la pensée) depuis belle lurette.

Il serait temps de faire un bon tri dans tout ça et d’admettre :
- que bon nombre de ces frusques sont passablement démodées,
- qu’elles convenaient sans doute à une femme de 30 ans plutôt bien foutue et faisant nettement plus jeune que son âge mais plus du tout à moi ici et maintenant,
- que je ne rentrerai de toute façon plus jamais dedans même avec un chausse pied et trois corsets !

5/ Organiser au moins un dîner par mois chez moi
A une certaine époque, j’adorais recevoir et je multipliais les dîners chez moi. Sortir du boulot à 19h00, traverser Paris, faire les courses puis préparer de mes blanches mains une entrée, un plat, un dessert pour 8 personnes (le tout maison dans une cuisine de 3m2) et que tout soit près pour 20h30 et des brouettes ne me posait pas de problème. Maintenant, je ressens une constante impression d'épuisement et une évidente régression organisationnelle qui me paralysent à l'idée même d'inviter des gens à manger chez moi. Sans compter que la multiplication des rejeton(ne)s chez les un(e)s et les zotres rend la chose de plus en plus compliquée à concrétiser tant le dégotage d'une nounou un soir lambda m'apparaît parfois un exercice plus improbable encore que le déterrage d'une truffe blanche de 600 grammes dans le bac riviera de mon ficus moribond.

Pour diverses zotres raisons que je n’ai pas envie de détailler ici, l'époque des grands dîners chez moi est donc (momentanément) révolue et je me sens parfois comme une poule empêtrée avec un seul poussin à l’idée de recevoir deux ou trois ami(e)s un samedi soir ! Là je prie Saint Picard de multiplier pour moi les pains et de transformer l’eau en vin.
Il faut que ça cesse et que je retrouve mes bonnes vieilles habitudes aux fourneaux, que je me remette à touiller, découper, mélanger, hacher, éplucher, bref à cuisiner au lieu de simplement décongeler, décapsuler, désempaqueter et micro-onder !

6/ Prendre soin de ma silhouette
J’aime encore à peu près mon reflet (habillé) dans un miroir mais je n’aime plus l’image que me renvoient les photos de moi… surtout au niveau des hanches ! Si ça continue, on ne pourra bientôt plus me prendre en entier qu’en format paysage… Ce n’est pas parce que j’ai pris conscience que je ne rentrerai plus jamais dans une jupette courte taille 34 (cf. point 4) qu’il faut que je renonce au 38 et au ventre plat. Il est laaaaargement temps que je me préoccupe de ma ligne par tous les moyens possibles et imaginables ce qui inclut que je commence à envisager l'éventualité de faire un minimum de sport (beurk beurk beurk) dans ma vie de quadra avachie et sans souffle (je n’en ai jamais eu même à 12 ans). Je me connais, il n’y a qu’un seul et unique moyen pour ça : que je prenne un coach gentil et pragmatique qui comprenne que l'idée de me faire "dépasser mes limites" n'est pas du tout le bon angle d'attaque à utiliser avec moi. Toute autre méthode basée sur l’autodiscipline ou un abonnement à un club de sport serait aussi pérenne qu'une promesse électorale et efficace que de tenter de se protéger d’un orage aoûtien avec une passoire à thé.

7/ Prendre des cours d’italien
De même que les deux suivantes, cette résolution faisait déjà partie de celles de 2008. je crois qu’il faut simplement que je réoriente le choix de mon professeur. J’annonce donc que je renonce officiellement au trooooobo Manuel Casella ((ex ?) monsieur Amanda Lear !) pour envisager de fréquenter un cours dispensé par la mairie de Paris. C'est moins glamour mais plus grammaire et sans doute plus réaliste. Snif. Quoique, si je tiens ma résolution 6 tout au long de 2009, peut-être pourrai-je reconsidérer le cas Casella en 2010. A méditer.

8/ Faire l’inventaire de mes livres
Je ressens le même sentiment d’abondance et la même urgence de tri que vis-à-vis de mes vêtements mais il va sans dire que je ne me séparerai d’aucun bouquin (hormis les doublons ou alors, peut-être, une édition 1988 de « Paris pas cher »). Je me contenterai de les classer et de savoir ce que je possède ou pas, ce que j'ai lu ou pas encore et de faire des piles plus cohérentes en vue de futurs challenges de lecture.

9/ Publier mes poèmes
Si, si, si. J’y crois encore comme dirait Lara Fabian. Ca va finir par arriver dès que j’aurai le temps de les relire pour une dernière correction (il reste encore des phottes malgré toutes ces années passées à les traquer !!!) et de rédiger une préface digne de ce nom mais sobre (contrairement à la précédente). Bon, disons dès que je penserai à le faire car je me rends compte que ça n’arrive que lorsque ce n’est absolument pas le moment (au bureau, en voiture, en pleine nuit quand je suis réveillée par la fourrière, etc.) et que dès que j'ai du temps, je pense à tout sauf à mon oeuvreuh ! Quel gâchis pour la littératureuh et les générations futureuh !

Deux livres grandioses (de Curzio Malaparte)

Bonjour à celles et ceux qui ont lu ces livres
Bonjour aux zotres

Ce message a initialement été rédigé le 30/07/01. Je n'en ai pas changé une ligne, j'ai juste structuré le tout en 4 paragraphes, ajouté les titres correspondants et cette introduction qui me permet de dire à quel point je suis d'accord avec l'excellent bla-bla de Pierre Assouline datant du 13/12/06 : non seulement Kaputt n'a pas pris une ride mais c'est un choc physique, moral et esthétique dont on ne doit pas se priver. Dans ma vie de lectrice, il y a un avant et un après Malaparte.

L'AUTEUR

Si un jour je devais écrire un poème en hommage à la littérature, la beauté, la violence et la force de l'expression écrite, j'aurais plaisir à faire rimer Louis CALAFERTE et Curzio MALAPARTE et je me débrouillerais pour rappeller cette phrase de GIDE gravée dans ma mémoire depuis une vingtaine d'année et qui a surement orienté bon nombre de mes choix : "les bons sentiments font la mauvaise littérature".

Pour parler de cet auteur, le mieux est de commencer par un bref survol biographique (merci le 4e de couv de FOLIO) : né près de Florence en 1898 et mort en 1957, il s'est engagé dans l'armée française pendant la première guerre mondiale. En 1931, un livre le fait condamner à 5 ans de déportation dans les îles Lipari. Correspondant de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, il décrit ce qu'il a vu dans les images baroques, atroces et somptueuses de KAPUTT. LA PEAU paraît en 1949.

KAPUTT

L'an passé j'ai dévoré KAPUTT. L'histoire même de ce livre est fascinante : il a été commencé en cachette dès 1941 dans un village d'Ukraine et poursuivi en Pologne, en Finlande au gré des déplacements de l'auteur... Il est publié dès 1943 après le retour de MALAPARTE en Italie suite au débarquement Allié. MALAPARTE décrit KAPUTT comme "un livre horriblement cruel et gai" et cette définition me semble parfaite tant il décrit avec virtuosité et talent les épisodes atroces dont il a été témoin sur le front de l'est et dont les principaux protagonistes sont les soldats russes, polonais, roumains et bien sûr allemands mais aussi les juifs du ghetto de Varsovie ou de petits villages isolés, des enfants, des prisonniers de guerre russes...

Il n'y a pas de souci de progression linéaire ou d'exhaustivité dans KAPUTT qui s'attache à certains faits choisis, des anecdotes ou des descriptions et qui recèle les pages les plus marquantes et les plus belles (pour moi c'est sensiblement la même chose) que j'ai lues de ma vie. Il s'agit d'un épisode intitulé LES CHEVAUX DE GLACE qui se déroule dans une forêt finlandaise fin 42 et début 43. MALAPARTE est indéniablement un homme brillant, raffiné, cultivé qui émaille ses pages de références à GARCIA LORCA, STENDHAL, WATTEAU, GOYA, TCHAIKOVSKY, aux philosophes classiques, etc. Il possède des anecdotes sur chacun, cotoie la plus haute noblesse et tous les puissants d'Italie et d'Europe. Il dîne à leur table, reçoit leurs confidences, répond à leurs questions et donne son avis avec un détachement et un recul qui bien souvent font plus que frôler l'insolence et pourraient lui attirer quelques sérieux ennuis.

LA PEAU

KAPUTT m'a laissé un souvenir si marquant que, lorsque j'ai trouvé LA PEAU au marché aux livres d'occasion du square Georges Brassens (j'en parle souvent mais c'est tellement bien...), je l'ai immédiatement acheté mais ai préféré attendre patiemment plus d'un an avant de l'ouvrir afin de mieux le déguster. Parfois je sais être patiente... LA PEAU est en quelque sorte "la suite" ou "le pendant" de KAPUTT. L'action se situe en Italie, plus précisément à Naples après le débarquement allié et les principaux protagonistes sont la population de la ville et les soldats américains, "les libérateurs". LA PEAU raconte donc cette étrange confrontation de deux mondes, l'ancien opprimé, détruit, malade, affaibli et le nouveau, conquérant, jeune, insouciant, inculte, inconscient des problèmes et du mal même que génère sa présence mais prêt à mourir pour l'Europe.

L'avant propos de l'édition Folio remarque "Il semblait presque impossible de dépasser KAPUTT dans l'horreur ; or il y a dans LA PEAU des pages où l'horreur de KAPUTT est non seulement dépassée, on pourrait dire qu'elle est résolue grâce à un élément nouveau qui déjà affleurait dans KAPUTT et qui triomphe ici de l'horreur même : c'est l'humour. Un humour implacable, féroce, allégrement féroce, si puissant qu'il rend l'horreur de certaines pages pour ainsi dire cordiale, et quasi aimable." Certes.

Certains passages m'ont littéralement donné la nausée tant, face à la misère et à la bêtise, ils brillent de cruauté. Mais au delà de cette atrocité et de cet humour sans lequel on se demande comment l'auteur aurait survécu à ce qu'il a vu et surtout à sa lucidité face aux événements et à la clairvoyance de ses analyses implacables et pessimistes, au delà de tout cela donc, il y a la culture, la sensibilité, le témoignage historique et social et par dessus tout, puisqu'on parle littérature, l'écriture magnifique et poétique de MALAPARTE.

CONCLUSION

Pour moi MALAPARTE figure en tête de liste des auteurs qui comptent pour moi avec CALAFERTE, TOURNIER, GARY/AJAR, ERNAUX, SCHLINK, DARD, KUNDERA, CELINE, ANOUILH, STEINBECK, BEAUVOIR... Je vous conseille vivement ces deux ouvrages grandioses en commençant par KAPUTT, sans doute plus facile d'accès. Le cynisme omniprésent dans LA PEAU peut dérouter de prime abord. C'est un peu comme si MALAPARTE disait dans son premier ouvrage "c'est l'horreur totale" en concevant l'espoir que les choses s'arrrangent et qu'il constatait dans le suivant que rien ne va mieux et qu'il n'y a plus d'espoir.

lundi 23 février 2009

Les 4 livres (que j'apporterai au DLE du 26/02/09)

Bonjour à celles et ceux qui viendront au DLE de jeudi
Bonjour aux zotres


Aimer à peine
Michel Quint
La suite sans vraiment l'être d'Effroyables jardins (critique
ici). Un très court roman triste et un petit bijou de sensibilité ayant pour contexte les jeux olympiques de Munich de 1972. Je suis étonnée de ne pas avoir rédigé de critique détaillée tant j'avais aimé ce livre.


Guide de Mongolie
Svetislav Basara
Un livre qui m'a fait saliver en 2008. Finalement récupéré lors d'un DLE et abandonné à la page 32 tant l'humour absurde n'est pas ma tasse de thé (je précise que je n'ai abandonné aucune lecture en 2008...). C'est peut-être bien mais je suis totalement hermétique à ce type d'univers (j'avais eu le même souci avec Le guide du routard galactique par exemple).


L'énigme des Blancs-Manteaux
Jean-François Parot

Un roman policier historique brillant (un peu trop parfois ?) que je viens d'achever et dont la critique détaillée figure
ici. A conseiller évidemment aux accros aux polars mais aussi (surtout ?) à celles et ceux que la France du XVIIIE siècle et le Paris des Lumières captivent. Premier livre d'une série de six à ce jour.


Sa femme
Emmanuèle Bernheim
Certain(e)s reprochent à ce livre son côté froid et c'est sans doute une des choses qui m'a plu dans ce court récit subtil et terriblement humain d'une liaison extra conjugale dont la fin improbable (dans l'absence de réaction qu'elle génère chez le personnage féminin) m'a un peu déçue. Ma critique détaillée est
ici.

Vous souvenez-vous du Pert (et autres outils d'optimisation sous contrainte) ?

Bonjour aux preneurs/ses de décisions épineuses
Bonjour aux zotres


Alors voilà, je vous explique mon problème, mon dilemme, ma croix pour ne pas dire mon angoisse accentuée par mon ignaritude ou plutôt ma démémorisation.

Récemment, 6 fidèles lectrices et lecteurs de mon bloggounet chéri (Orchidée, Anne-Sophie, Nathalie, Jean-Christophe, Christophe, Pascale) ont gagné un livre en participant au jeu du portrait chinois. Je remettrai leur récompense en main propre à la moitié d'entre eux lors du prochain dîner livres échanges (jeudi 26 février) et là je ne sais pas comment procéder. J'ai déjà décidé d'apporter un livre de plus que de gagnant(e)s (disons 4 et 3 respectivement pour simplifier) afin que tou(te)s puissent choisir mais pour le reste, quel critère de répartition des livres privilégier pour maximiser la satisfaction de chacun(e) ?




Il y a plusieurs solutions parmi lesquelles les 4 suivantes.

A - Mettre les 5 livres sur la table et les laisser se démerder
=> avantage : peu implicant (cela satisfait mon côté délégante)
=> inconvénient : peu implicant (cela ne satisfait guère mon côté cheffe)

B - Tirer au sort l'ordre dans lequel les gagnant(e)s choisiront leur livre
=> avantage : très simple (cela satisfait ma flème)
=> inconvénient : trop simple (cela ne satisfait guère mes penchants tordus)

C - Emballer les livres et les affecter au hasard à chaque gagnant(e)
=> avantage : fruit du hasard (cela satisfait mon côté Ponce Pilate)
=> inconvénient : oblige à faire des paquets et n'exclut pas ensuite le recours à la solution A ou B ou D si untel(le) a déjà lu le livre qui lui échoit... Bref, paquets faits pour des prunes...

D - Faire les choses scientifiquement
D-1 - Demander à chacun(e) d'établir le classement des 5 livres de son préféré à celui qu'il/elle aime le moins
D-2 - Voir quels livres arrivent en tête sur chaque liste et attribuer ceux qui ne sont cités qu'une fois aux gagnant(e)s les ayant choisis
D-3 - Les rayer comme possibilité de choix sur les listes établies par les autres gagnant(e)s
D-4 - Passer à la solution A ou B ou C pour les gagnant(e)s encore bredouille ou regarder quel est leur 2e choix.
=> avantage : je crois que c'est la solution se rapprochant le plus de ce dont je me souviens vaguement de mes cours "aléas et prises de décision en école de commerce" (si, si, ça s'appelait comme ça) et c'est donc celle qui est supposée être optimale en terme de satisfaction des personnes concernées
=> inconvénient : c'est compliqué, même moi j'ai du mal à comprendre ce que j'ai écrit...

Vous voyez, c'est horrible. A côté de ça, des questions comme "dois-je porter une jupe lors d'un premier rdv ?", "peut-on admettre l'emploi de beurre non salé en cuisine ?" ou "l'autobronzant en spray est-il préférable à une version crème ?" sont reléguées loin dans l'ordre des préoccupations existantielles d'une humaine moyenne ou disons lambda.

dimanche 22 février 2009

Analyse (qualitative)

Bonjour aux amatrices et amateurs de fromages
Bonjour aux zotres

Ca vient de (parmi plein d'autres choses très bien) et ça a été relayé par Thomas Clément sur son blog.

Le dimanche, c'est clair, je suis dans le rouge : la preuve avec ce message ! Les autres jours, je donne plutôt dans les zotres couleurs (enfin j'essaye).

Lectures bloggesques (de la semaine 08 2009)

Bonjour Mister ICB
Bonjour Christophe
Bonjour Turquoise
Bonjour Aloysius

Photo piquée chez In Cold Blog

Quand Turquoise me permet d'envisager mon avenir littéraire de façon plus vert espoir que bleus à l'âme
Turquoise évoque "Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose" d'Aloysius Chabossot, un livre dont j'avais déjà entendu parler et qui me tente de plus en plus pour diverses raisons : l'humour, le thème, etc.

Quand Aloysius Chabossot passe de la théorie à la pratique
Le blog de l'auteur du livre précédemment évoqué mérite le détour surtout en passant par le 4e de couverture répulsif d'un roman de Paul Auster !
J'avais laissé le commentaire suivant mais apparemment, il n'a pas été validé (je ne suis pas rancunière) : I
l paraît (mais ça reste à démontrer quand on voit le niveau littéraire ou simplement grammatical de certains romans) qu'il existe des personnes payées pour relire les livres avant parution... Ne devrait-on pas modifier la définition du poste et inclure également dans le champ de leurs compétences requises la relecture des 4e de couverture (quitte à leur octroyer une prime ou des jours de RTT supplémentaire pour compenser ce surcroi de travail) afin d'éviter ce type de désastre.

Quand on ne sera plus là
Le blog éclectique et intelligent du spécialiste des lois de murphy évoque entre autres sujets passionnants « Homo disparitus » (“The World Without Us”) d’Alan Weisman. Ca fait rêver non ? Le livre je vex dire, pas notre disparition évidemment... pendant que vous êtes sur place, lisez le tout aussi formidable message consacré au paradoxe de Fermi.

Quand poser mon prose est tout un art
ici parmi de superbes objets design.

Quand In Cold Blog boit des mots
Une sélection ennivrante avec une thématique routière évidente parmi les livres préférés de
Mister ICB.


Petites phrases du moment

Sur le
blog de Miss Polly à l'occasion de la Saint Valentin
Il faut s'aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l'écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux et ailleurs (Victor Hugo)

Sur le
blog tout neuf Les livres de l'Arrajou
Un livre a toujours deux auteurs , celui qui l' écrit et celui qui le lit (Jacques Salomé)

Sur le
blog de Mister In Cold Blog
La curiosité intellectuelle - vouloir comprendre - dérive d'un besoin aussi fondamental que la faim ou la sexualité : l'énergie exploratrice. (Arthur Koestler) Le cri d'Archimède